Jan 052016
 

English

NEMO-Online No. 5 : Call for papers

Research groups CERMAA, ICONEA and IReMus are seeking papers for the fifth issue of NEMO. The theme will be about ‘Musicology/Ethnomusicology: evolutions and problems’.

Since its origins as Vergleichende Musikwissenschaft, ethnomusicology struggles to define itself in relation to classical Occidental musicology, the latter being the semantic carrier of a more general character which is nevertheless restricted to the study of musics which in a first instance concerns only the Occident, and in a second instance, which is concerned with music labelled as ‘learned’, even integrating popular musics such as jazz, pop, rock and electro-acoustic musics – a rather large musicological study, all of this placed in a context of a growing as well as various unification specialisation proposals of general musicology sub-fields.

History of music and of its instruments ; a society producing a, or various specific and determined musics ; musical production means ; musical form classification ; teaching methods ; study of manuscripts ; musical analysis and its different approches… which, inevitably are means and disciplinary fields labelled traditional musicology by adepts of the New Musicology, are also investigated by ethnomusicologists whose semantic or institutional self-characterisation strategy hesitates between acceptations of ‘musical anthropologists’ (oral or not), with, here and there, a survival of the problematic meaning of ‘ethnical musicology’ (study/science of the music of extra-Occidental cultural communities). Additionally, it is possible to offer the idea that its fancy name makes of ethnomusicology a science of an auto-reflexive nature, contrarily to the science which qualifies itself as ‘of music’.

Is there a musicology specific to non-Occidental musics that could be qualified as Art ? Would the multiple forms that these musics may have within their own society, their coexistence among diverse popular musics the structural system of which comparable, and especially that of the origins of their oral transmission exclude them of ‘hard’ musicology which would be unthinkable without score analysis ? And would not this latter become obsolete in a world where recording has predominated for over one century, as for over the past decades, for compositions made from unlimited samples of pre-recorded and infinitely bespoken sounds ?

Boundaries become blurred within musicology and ethnomusicology which, because of the power of concepts and facts, share both convergent and divergent characteristics ; what has become of the perception of these fields, essentially Occidental in nature, when they are revisited by non-Occidental musicologists often trained in Occidental universities ? In what way does the tripartite semiology, or even TrầnVăn Khê’s definition of ‘mode’ characterize a so-called Chinese, Arabian, or Azeri music ? Is the presence of a musical score or not sufficient an argument to integrate one music and reject one or another from the study of musical semiotics ? What about musics which, as Occidental music operate, write their compositions on a score and therefore do no longer belong to the oral tradition and as such would be subjected to the rules of ‘hard’ musicology ? Lastly, should ethnomusicology disolve while absorbing Occidental musicology ?

Beyond denominations, the terminologies for these fields are extremely ambiguous and as a consequence contribute to a consubstantial confusion with the origins of these fields…

Some ideas :

  • Are TrầnVăn Khê’s four characteristics of the mode useful to define modal musics ?
  • And what of non-Occidental alterity of musicologists and ethnomusicologists studying their own music or the music of others including Occidental music ?
  • Are musical myths opposing a scientific approach to music ?
  • How does archaeomusicology fit in within musicology ?
  • In which ways do the musical rituals studied in non-Occidental societies differ in nature from Occidental music rituals ?
  • Synchronic musicology and diachronic archaeomusicology ?
  • What is the function of comparative musicology in contemporary musicology ?
  • Does systematic musicology belong to the field of musicology or ethnomusicology ?
  • Are there any musicological fields (of musical sciences) which are distinct from Occidental musicology and ethnomusicology and how are they distinct ?
  • What terminology for what musicology ?
  • Can the quest for universals in music continue while musical analysis tools are insufficient for most parts of world musics ?
  • On account of the historical evolutionist aspects of a culture, do some forms of ethnomusicology which neglect these aspects deny the legitimity to these cultures, labelling them as curiosities ?

We would like this issue of NEMO to spearhead a debate between the various components of world musicology concerning the usefulness of the science, and about the problems raised due to powerful and contradictory non-scientific characteristics and the manner in which they could be approached.

Papers to be sent both to Richard Dumbrill and Amine Beyhom and should follow the editorial layout.

The Editing Board will consider the publication of papers which might be ‘off subject’ as long as they retain some relationship with the wider theme of the publication.

Deadlines: proposals by end of June 2016 and finalized paper by end of August 2016.

Previous volumes available here.

 

Français

Appel à contributions pour NEMO-Online N° 5

Les centres et groupes de recherches CERMAA, ICONEA et IReMus ont le plaisir d’annoncer le thème de NEMO-Online N°5 : « Musicologies / Ethnomusicologies : évolutions et problèmes ».

Depuis ses origines en tant que Vergleichende Musikwissenschaft, l’ethnomusicologie peine à se définir par rapport à la musicologie classique occidentale ; cette dernière, porteuse sémantiquement d’un caractère plus généraliste, est cependant réduite à l’étude de musiques qui concernent en premier lieu une partie limitée du monde qui est l’Occident, et des musiques caractérisées au départ comme « savantes » même si le domaine des musiques populaires est devenu, depuis l’avènement du jazz, du pop, du rock puis des musiques électro-acoustiques, un objet d’étude assez important pour l’entreprise musicologique. Tout cela dans un contexte de spécialisation de plus en plus grande, tout comme de différentes propositions d’unification des sous-disciplines de la musicologie générale.

L’histoire de la musique et de ses instruments, la société produisant une ou des musiques spécifiques et déterminées, les moyens de production musicale, la classification des formes musicales, les méthodes d’enseignement, l’étude des manuscrits, l’analyse musicale et ses multiples approches… qui sont inévitablement des moyens et des champs disciplinaires appartenant à la musicologie déclarée comme « traditionnelle » par les adeptes de la New Musicology, sont également investigués par les ethnomusicologues, dont les stratégies d’auto-caractérisation sémantique ou institutionnelles oscillent entre les acceptions « anthropologues de la musique » (étude de l’altérité musicale) et « ethnologues des musiques » (avec ou non limitation à l’oralité), avec de ci de là une survivance du sens hautement problématique de « musicologie des ethnies » (étude/sciences de la musique des communautés culturelles extra-occidentales). On peut d’ailleurs proposer l’idée que son drôle de nom rend l’ethnomusicologie une science éminemment auto-réflexive, contrairement à la science occidentale qui se présente comme « de la musique ».

Y a-t-il une musicologie spécifique à des musiques non-occidentales que l’on pourrait qualifier « d’Art » ? La multiplicité des formes que peuvent prendre ces musiques dans une même société, leur coexistence avec des musiques diverses qui seraient alors dites « populaires » et dont le système structurant est comparable et, surtout, l’origine orale de leur transmission l’excluent-elles du domaine de la musicologie « dure », celle qui est supposée être inimaginable sans analyse sur partition ? Et cette dernière ne devient-elle pas obsolète dans un monde où l’enregistrement audio prédomine depuis plus d’un siècle, tout comme depuis plusieurs décennies la composition à partir de banques illimitées d’échantillons sonores préenregistrés et taylorisables à l’infini ?

Les frontières deviennent brouillées au sein même de la musicologie et de l’ethnomusicologie qui, et par la force des concepts et des faits, révèlent entre elles un aspect convergent et à la fois divergent ; qu’en est-il de la perception de ces disciplines, éminemment occidentales de par leurs origines, quand elles sont reprises à leur compte par les musicologues non-occidentaux souvent formés dans les universités occidentales ? En quoi est-ce que la tripartition sémiologique, ou encore la définition du « mode » par TrầnVăn Khê peuvent bien caractériser une musique dite « classique » chinoise, arabe ou azérie ? Est-ce que l’existence de partitions musicales suffit à intégrer l’une et à rejeter les autres du domaine de l’étude de la sémiotique musicale ? Et les musiques qui, à l’exemple du modèle occidental, utilisent de nos jours la composition sur partition sortent-elles de ce fait du cadre de l’oralité, et deviennent-elles un objet légitime d’étude de la musicologie dure ? Et enfin, la vocation de l’ethnomusicologie est-elle de se dissoudre tout en absorbant la musicologie de l’Occident ?

Par-delà les dénominations, la terminologie même des disciplines étudiant la musique est extrêmement ambiguë et contribue à enraciner une confusion consubstantielle avec les origines de ces disciplines…

Quelques idées de développements :

  • Les 4 « caractères du mode » de TrầnVăn Khê servent-ils à définir les musiques modales ?
  • Quid de la relation d’altérité des musicologues (ou ethnomusicologues) non-occidentaux qui étudient leur propre musique, ou la musique des autres (y compris occidentale) ?
  • Tenir compte des légendes sur la musique ne contredit-il pas totalement une approche scientifique de la musique (à l’exemple de l’origine du ʿūd supposé provenir du corps désarticulé du fils décédé jeune de Lamek, suspendu pour sécher / être conservé sur un arbre) ?
  • Comment s’intègre l’archéomusicologie dans l’édifice musicologique ?
  • En quoi le rituel musical étudié dans les sociétés non occidentales se différencie-t-il, dans sa nature, des rituels musicaux des musiques occidentales ?
  • Ethnomusicologie « synchronique » et (archéo-) musicologie « diachronique » ?
  • Quel est le rôle de la musicologie comparative dans la musicologie actuelle ?
  • La musicologie systématique relève-t-elle du domaine de la musicologie (tout court) ou de l’ethnomusicologie ?
  • Existe-t-il des disciplines musicologiques (des « sciences de la musique ») distinctes de la musicologie et de l’ethnomusicologie occidentales, et en quoi sont-elles différentes ?
  • Quelle terminologie pour quelle musicologie ?
  • La quête des universaux en musique peut-elle continuer alors que les outils d’analyse musicale demeurent inadéquats pour une majeure partie des musiques du monde ?
  • En négligeant les aspects historiques de l’évolution d’une culture, une certaine ethnomusicologie ne dénie-t-elle pas tout simplement toute légitimité à ces cultures, les cantonnant en cela au rôle de curiosités ?

Nous souhaitons à NEMO que ce numéro serve, autant que possible, à un début de débat entre les différentes composantes de la musicologie dans le monde sur l’utilité de la discipline, et peut-être sur les problèmes suscités par ses caractéristiques fortement (et contradictoirement) a-scientifiques et la manière de les surmonter (qui sera le thème d’un numéro prochain de NEMO).

Langues et normes : voir ici.
Envoi des propositions d’articles à Richard Dumbrill et à Amine Beyhom avant : fin juin 2016.

Date limite d’envoi des articles : fin août 2016.

La rédaction acceptera également d’examiner des dossiers spéciaux ou des articles hors-thème, du moment qu’ils concernent la thématique générale de la revue.

Les volumes précédents sont disponibles ici.

Mar 192015
 

English

NEMO-Online No. 4 : Call for papers

Research groups CERMAA, ICONEA and IReMus are seeking papers for the third issue of NEMO. The theme will be about ‘Instrumental facture from its sources in the Ancient Near East to modern times.’

All aspects of Organology will be considered such as:

Prehistory:

  • Instrument making in pre-history as an unconscious cognitive phenomenon
  • Distinction between implement and instrument
  • Sensorial analogy in the conceptualisation of musical instruments

History:

  • Instruments and totemism
  • Instruments and worship
  • Instruments as urban and commercial tools
  • Earliest evidence of musical facture
  • Organological evidence: material, glues and their making, hides, strings, woods, metals, etc.
  • Recorded instrument makers, source of materials, etc.

From Christianity, Islam to modern:

  • Evolution
  • Prohibitions
  • Influences

Is there a relationship between instruments and gender?

Papers to be sent both to Richard Dumbrill and Amine Beyhom and should follow the editorial layout.

The Editing Board will consider the publication of papers which might be ‘off subject’ as long as they retain some relationship with the wider theme of the publication.

Deadlines: proposals by end of May 2015 and finalized paper by end of August 2015.

 

Français

Appel à contributions pour NEMO-Online N° 4

Les centres et groupes de recherches CERMAA, ICONEA et IReMus ont le plaisir d’annoncer le thème de NEMO-Online N°4 : « La facture instrumentale au (Proche-) Moyen-Orient, des origines à nos jours ».

Tous les aspects organologiques sont envisagés :

Préhistoire :

  • Facture instrumentale dans la préhistoire comme phénomène cognitif inconscient
  • Distinction entre ustensiles et instruments
  • Analogies sensorielles dans la conception de l’instrument

Histoire :

  • Instruments et totémisme
  • Instruments et rituels
  • Les instruments de musique en tant qu’objets économiques et sociaux
  • Premières occurrences – Origines, preuves archéologiques ou iconographiques
  • Faits organologiques : matériaux, colles et leur fabrication, peaux, cordes, bois, métal, etc.
  • Luthiers, fabricants renommés, sources originales, etc.

Du christianisme originel à nos jours, en passant par l’Islam :

  • Évolutions
  • Prohibitions
  • Influences

Y-a-t-il une relation entre l’instrument et le genre (masculin, féminin, neutre) ?

Langues et normes : voir ici.
Envoi des propositions d’articles à Richard Dumbrill et à Amine Beyhom avant : fin mai 2015.

Date limite d’envoi des articles : fin août 2015.

La rédaction acceptera également d’examiner des dossiers spéciaux ou des articles hors-thème, du moment qu’ils concernent la thématique générale de la revue.

 

Jan 032014
 

English

NEMO-Online No. 3 : Call for papers

Research groups  CERMAA, ICONEA and PLM are seeking papers for the third issue of NEMO. The theme will be about ‘Myths and truths in Music from the Antiquity to the Present.’ (Mesopotamia, Asia, Egypt, Africa, Greece, Rome, Byzantium, the Occident and beyond.)

Myths and legends always have had their purpose in the building-up of history and of its truisms such as with magical powers of the lyre and others. The Orient is particularly rich with such events even reaching the domain of theory, and often leading to astonishing blunders.

Principal themes:

  • Myths and musical instruments
  • Deities in music
  • Truth within myth
  • Obnubilation and historical lucidity
  • Methodological Epistemology of the myth in textual expression
  • Others

 Papers to be sent both to Richard Dumbrill and Amine Beyhom and should follow the editorial layout.

Deadlines: proposals by May 2014 and finalized paper by July 2014.

 

Français

Appel à contributions pour NEMO-Online N° 3

Les centres et groupes de recherches CERMAA, ICONEA et PLM ont le plaisir d’annoncer le thème de NEMO-Online N°3 : « Légendes et vérités dans les musiques du Proche-Orient ».

Période: des temps anciens jusqu’au xxe siècle – Mésopotamie, Asie, Proche- et Moyen-Orient, Égypte, Afrique du Nord (et Afrique tout court), Grèce, Rome, Byzance, l’Occident et au-delà.

Les légendes ont depuis toujours eu leur rôle à jouer dans la sculpture de l’histoire et des « vérités » d’aujourd’hui. La musique en a eu sa part (telles la « musique des sphères » et les pouvoirs magiques de la lyre et autres) et l’histoire du Proche-Orient est particulièrement riche d’exemples de telles interventions du mythique dans la réalité de la musique, ou dans sa théorie. 

C’est cette histoire des mythes et affabulations sur la musique que nous proposons de dérouler dans ce numéro, les articles pouvant se concentrer autour d’une idée, d’un exemple ou d’une région quelconque pour traiter le thème.

 

Axes de réflexion et de rédaction :

  • Les légendes et les instruments de musique
  • Le rôle des divinités dans la musique
  • Vérités à travers les légendes
  • Aveuglement et lucidité historiques
  • Méthodologies et protocoles de traitement des textes légendaires sur la musique
  • Autres axes

Langues et normes : voir ici.
Envoi des propositions d’articles à Richard Dumbrill et à Amine Beyhom avant : mai 2014.

Date limite d’envoi des articles : juillet 2014.

 

Feb 062013
 
NEMO-Cover Vol1 N1

English

NEMO-Online No. 2 : Call for papers

Research groups  CERMAA, ICONEA and PLM are seeking papers for the second issue of NEMO on the theme of ‘Modality in all its forms’. All papers welcome including Occidental forms of modality and subject to editorial rules. Papers to be sent before the end of July 2013 to Richard Dumbrill, or Amine Beyhom.

Français

Appel à contributions pour NEMO-Online N° 2

Les centres et groupes de recherches CERMAA, ICONEA et PLM ont le plaisir de confirmer que le deuxième numéro de NEMO sera consacré à “La modalité dans tous ses états” et acceptera les articles concernant tous les aspects de la modalité, y compris dans toutes ses déclinaisons occidentales, sous réserves de conformité aux normes de la revue et de suivi du protocole d’édition.

Les articles doivent être envoyés avant fin juillet 2013 à Richard Dumbrill ou Amine Beyhom.

Oct 182012
 

English

NEMO-Online No 2 : Contribution theme.

Research groups CERMAA, ICONEA and PLM have the pleasure of calling for papers for the second issue of NEMO on the theme of ‘Modality in all its forms’. All papers welcome including Occidental forms of modality and should respect editorial terms and conditions.
Papers to be sent to either Richard Dumbrill, and/or Amine Beyhom.

Français

Thème de NEMO-Online N° 2

Les centres et groupes de recherches CERMAA, ICONEA et PLM ont le plaisir d’annoncer que le deuxième numéro de NEMO sera consacré à “La modalité dans tous ses états” et acceptera les articles concernant tous les aspects de la modalité, y compris dans toutes ses déclinaisons occidentales, sous réserves de conformité aux normes de la revue et de suivi du protocole d’édition.

Les articles doivent être envoyés à Richard Dumbrill et/ou Amine Beyhom.

 

(shortlink=http://nemo-online.org/?p=1073)

Aug 302011
 

The bibliography for Iran and Persia is proposed as from to day on a separate page, under “Bibliography > Modality > Maqām > Iran and Persia”.

Jul 152011
 

Editing Guidelines

Contributors are informed that they are responsible for the content of their papers. Contributions are welcome in English, German, French and Arabic. Documents will be sent by email to Amine Beyhom, as *.doc or *.rtf compatible as well as in *.pdf.  Footnotes will be numbered continuously. Illustration can be BW and colour at 300 dpi or more and must be in *.jpg or *. tif, numbered (“see Fig. X, Pl. Y”), and copyright cleared or authorized.  Papers may not exceed 30 pages with an average of 1800 characters per page including inter spaces ; exceptions for the volume of the papers will be dealt with on a case per case basis. Quotations must be clearly distinct from the corpus end and typed in italics for any language other than the main language of the article. Please write your name and title(s). Papers must be given along with an abstract of no more than 10 to 20 lines written in English (Arabic language articles must comprise an abstract of 30 to 40 lines).

Bibliographic references will be placed at the end of the submission. We recommend that you use the guidelines for the Modality Bibliography. Transliteration guidelines will be posted soon on the site of NEMO-Online.org, or can be given on request. Click  here for transliteration guidelines for the Arabic language.

Papers are first assessed by the editorial board then evaluated anonymously by two independent scholars. After approval, a draft version will be sent to you for your perusal.

 

Normes de rédaction et de soumission :

Les auteurs sont exclusivement responsables du contenu de leurs articles. Les articles sont à envoyer en allemand, anglais, arabe ou français à Amine Beyhom ; ils doivent être soumis dans le format « .doc » ou « .rtf » et être accompagnés d’un « .pdf » de vérification. Les notes doivent être numérotées en continu et incluses en bas de page. Les illustrations, en noir et blanc ou en couleurs, doivent être fournies en 300 ppp au minimum aux formats « .jpg » ou « .tif », et numérotées avec renvois dans le texte (“voir Fig. X, Tabl. Y”). Les illustrations, photos, partitions etc. sujettes à droits d’auteur doivent être accompagnées des autorisations écrites des ayants droits. L’article ne doit pas dépasser en volume une trentaine de pages de 1800 caractères chacune, la norme se situant entre 15 et 20 pages ; cependant, des articles de fond justifiant un traitement volumineux pourront, à titre exceptionnel, être pris en compte pour publication. Les citations doivent être clairement repérables, par mise entre guillemets ou par détachement du corps de texte et mise en retrait de la citation ; les citations en langues étrangères doivent être mises en italiques ; les traductions de textes doivent être accompagnées, en notes, de l’original traduit mis entre guillemets. Enfin, le nom de l’auteur sera accompagné d’une note indiquant ses titres et qualités, et l’article doit être accompagné d’un résumé en anglais de 10 à 20 lignes au plus, à l’exception des articles en langue arabe qui seront accompagnés d’un résumé de 30 à 40 lignes.

Les références bibliographiques doivent être regroupées en fin d’article, et comporter des indications suffisantes pour une identification de la référence citée (nous recommandons l’utilisation des conventions de la Bibliographie de la Modalité). Les translittérations doivent suivre impérativement les normes de la revue : les tables de translittération et autres informations complémentaires seront bientôt disponibles sur le site de la revue (www.nemo-online.org). La translittération de l’arabe est téléchargeable ici.

Protocole d’édition :

L’article est d’abord examiné pour cohérence et conformité aux normes de soumission par le comité éditorial, puis envoyé à deux évaluateurs en double aveugle pour corrections et demandes éventuelles de modifications. En cas d’acceptation de l’article et d’accord de l’auteur et des évaluateurs, l’auteur pourra relire, après corrections approuvées par le comité de rédaction, les premières épreuves de son article qu’il renverra corrigées ou approuvera dans les plus brefs délais.

Jul 152011
 

Theme: ‘Questioning Modality’ – “La modalité en question”

 

The theme for the forthcoming issue of NEMO-Online (VOL. 1) is ”Questioning Modality’ or, “La modalité en question“. Contributions welcome in English, German, French and Arabic. Please email by end of November 2011 to Amine Beyhom.

Click here for guidelines

Please read the discussion below, in English or in French, as well as  recent postings (French), referencing guidelines. Please download the transliteration guidelines for the Arabic language prior to sending your paper.

Discussion (English) :

Winnington-Ingram’s definition (Mode in Ancient Greek Music, Cambridge University Press 1936) is a classic:

Mode is essentially a question of the internal relationships of notes within a scale, especially of the predominance of one of them over the others as a tonic, its predominance being established in any or all of a number of ways: e.g., frequent recurrence, its appearance in a prominent position as the first note or the last, the delaying of its expected occurrence by some kind of embellishment.

Other definitions, mostly influenced by Ancient Greek philosophy or by Indian music ragas, introduce the concept of ‘ethos’, or may emphasize  internal balance between the pitches of  the scale. There is also much confusion about the perception of “mode” and “maqām“, or with any other terms, for a particular culture, a melodic construction the characteristics of which being akin to Winnington-Ingram’s definition.

However, a series of disturbing questions are raised: does mode really exist (Harold Powers, ‘Is mode real? Pietro Aron, the octenary system, and polyphony,’ 1992) ? Is mode an intellectual construct of the West (Harold Powers, ‘Modality as a European cultural construct,’ 1992) similar to the construction of  ’Folk Music’ versus ‘Art Music”‘ (Matthew GELBART, The Invention of ‘Folk Music’ and ‘Art Music’, Cambridge University Press, 2007) ? Can the term ‘mode’ have a single definition, from Ancient to Contemporary Music, from Scotland and Brittany to Iran, India and the Arabian Peninsula ? Is tonality related to modality, and how can they be defined ? And what is the role, if any, of formulation  in modal construction ?

Technical problems arise, such as mode versus pentatonism; defining its boundaries; where does it begin, where does it end, and does mode influence the music or reciprocally whenever they meet ? Is mode relevant to non octavial scales and to the construction of scales with genera ? Are modality and temperament compatible ?

Although modality is widely used in musical discussions, no definition is yet satisfactory.

This first issue will concentrate on non Western mediaeval or polyphonic modality, including papers dealing with the modality of Western Folk music.

 

Discussion (French) :

La définition du mode par Winnington-Ingram (Mode in Ancient Greek Music, Cambridge University Press 1936) est considérée comme un classique :

Mode is essentially a question of the internal relationships of notes within a scale, especially of the predominance of one of them over the others as a tonic, its predominance being established in any or all of a number of ways: e.g., frequent recurrence, its appearance in a prominent position as the first note or the last, the delaying of its expected occurrence by some kind of embellishment.

D’autres définitions, peut-être influencées par les descriptions de musiques de l’Inde ou encore par la philosophie grecque, intègrent le concept de l’”éthos” dans cette définition, ou peuvent insister sur un équilibre interne entre les degrés de l’échelle ; par ailleurs, certaines conceptions confondent “mode” avec “maqām” ou avec tout autre terme se rapportant à une musique dont les caractéristiques sont proches de celles décrites par Winnington-Ingram.

Ces définitions appellent plusieurs questionnements, dont ceux concernant l’existence même de la modalité (Harold Powers, “Is mode real? Pietro Aron, the octenary system, and polyphony,” 1992) et son introduction dans la réflexion sur la musique (Harold Powers, “Modality as a European cultural construct,” 1992), avec un parallélisme possible, sinon probable, entre cette construction et celle du concept de musique “folk”, en opposant celle-ci à la musique dite “d’art” (Matthew GELBART, The Invention of “Folk Music” and “Art Music”, Cambridge University Press, 2007).

D’autres questions peuvent être posées : peut-on se contenter d’une définition unique du mode, notamment pour des musiques s’échelonnant de l’Antiquité jusqu’à nos jours, et se déployant dans une aire géographique qui va de l’Écosse et de la Bretagne jusqu’à l’Iran, l’Inde et la Péninsule arabique ? La “tonalité” est-elle liée à la “modalité”, et comment ? La modalité influence-t-elle d’autres musiques, et est-elle influencée par elles, et comment ? Quel est le rôle de la formularité dans la modalité ? Des maqām supposés être pentatoniques, ou basés sur une structure pentatonique, peuvent-ils être des “modes” ? Peut-on toujours parler de modalité dans le cas de structures non-octaviantes, ou encore basées sur des constructions scalaires en genres ? Modalité et tempérament sont-ils compatibles ? etc.

Toutes ces questions montrent que les concepts de “mode” et de “modalité”, bien que largement répandus, sont encore à préciser.

Le premier numéro se concentrera sur la modalité hors Occident médiéval ou polyphonique, mais incluant les musiques traditionnelles européennes.